Ce film fabule la disparition progressive d’une forêt, rendant l’environnement de plus en plus indistinct, jusqu’à son complet effacement.
Cette forêt, dont la neige est en train de fondre, conséquence d’un printemps anormalement précoce, est le théâtre d’une machinerie, invisible sur les plans du film. L’artiste et son équipe sont à la fois les témoins de ce dérèglement et les agents d’une modification concrète du réel.
Quelques mois après le tournage des images, la forêt communale s’est vu métamorphosée par la création d’un parcours touristique « ludique et sensoriel ». Cette décision politique a transformé cet espace de manière irréversible, donnant davantage de sens aux images du film.
Ce projet cherche à rendre visible ce paradoxe : celui d’une humanité qui façonne les espaces tout en les détruisant, et d’une artiste qui filme cette transformation tout en en portant une part de responsabilité.